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La révolution tranquille

Plusieurs intellectuels comme André Laurendeau vont user des médias pour prôner une immigration plus sélective et davantage attentive au caractère francophone du Québec. Il faut tout d'abord établir une politique d'immigration à l'échelle du Québec. Malheureusement, le gouvernement québécois restera inactif jusqu'au milieu des années 1960.

Dans la foulée réformiste de la Révolution tranquille, l'État québécois naît. Progressivement, le Québec fait part au gouvernement fédéral de son intention d'obtenir plus de pouvoir dans les questions d'immigration, dont le pouvoir de sélectionner des immigrants selon les besoins démographiques, économiques et culturels du Québec. Le gouvernement québécois désirait augmenter l'immigration de francophones. Ottawa accepte de

négocier mais, c'est par étapes que le Québec obtient les pouvoirs qu'il s'était lui même abstenu d'exercer depuis 1867.

C'est en 1968 que le premier ministère de l'Immigration du Québec (MIQ) est formé. Ce ministère voit tout d'abord à l'établissement des immigrants au Québec et à une meilleure intégration à la société francophone. Pour ce faire, le gouvernement crée, la même année, des centres d'orientation et de formation pour les immigrants (COFI) afin de les initier à la langue française. On vise également à promouvoir la conservation des coutumes ethniques des différentes communautés. Mais jusque là, le gouvernement québécois n'a aucun droit de regard sur la sélection des immigrants.

La révolution tranquille