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L'immigration chinoise

Pour le Canada, la quête d'une identité nationale est un problème qui a survécu aux décennies de ce siècle. Dans cette optique, le multiculturalisme s'est avéré être une solution intéressante au mal de l'identité, distinguant le Canada de son voisin américain et sa politique du "melting pot". Si l'intégration des immigrants à la société anglophone se fait de façon graduelle et naturelle au Canada, au Québec, la situation est bien différente.

Étant majoritaires au Québec, mais minoritaires dans le Canada, les Canadiens français ont toujours senti le besoin de s'unir afin de survivre culturellement dans cette Amérique anglophone. Évidemment, cette homogénéité a longtemps été à l'origine d'une attitude défensive des Canadiens français face aux immigrants, par peur de disparaître.

Ce n'est que tout récemment que les Québécois ont compris qu'il était possible de subsister dans un Québec multiculturel. Pour cela, il fallait toutefois prendre les moyens d'intégrer les communautés ethniques à la culture française. C'est donc à cause de son statut particulier dans le Canada que le Québec est resté indifférent à la politique du multiculturalisme proclamée par le gouvernement Trudeau en 1971. En cela, l'évolution du Québec vers le multiculturalisme doit se distinguer du chemin parcouru par celui du Canada pour arriver aux mêmes fins. "Au Québec, une politique de multiculturalisme est impensable si elle n'est pas située par rapport à un noyau de base constitué par le fait français". 1

L'immigration chinoise